Une star de Wall Street recommande de spéculer contre la France

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Selon David Einhorm la France est semblable à la Grèce.

David Einhorn, 41 ans, gérant du hedge fund Greenlight Capital et passionné de poker, avait spéculé contre Lehman Brothers en 2008. Aujourd’hui, il s’en prend à la France et à ses obligations à son avis complètement surévaluées.

A 41 ans, David Einhorn est une figure emblématique abondamment décrite dans les essais sur le monde particulier des hedge funds. Son train de vie hollywoodien et ses parties de poker mythiques. Il vaut 1,8 milliard de dollars, selon Forbes. Ses opinions sont tranchées et ses coups en bourse souvent des coups de maître. Avec son hedge fund Greenlight Capital, qui pèse aujourd’hui 10 milliards de dollars, en 2008 il a spéculé à la baisse sur Lehman Brothers, avec le succès que l’on connaît, et en 2011 contraint à la démission Steve Ballmer, l’ex-président de Microsoft.

Aujourd’hui, c’est à la dette française qu’il s’en prend violemment. Le débat est vif dans la communauté financière sur le rendement ridiculement bas des obligations de l’Etat français. Il oscille autour d’un modeste 1% alors que les déficits publics s’accumulent. Un niveau encore plus avantageux que la dette américaine (1,95%), italienne (2,28%) ou grecque (9%).

Les agences de notation commencent à s’inquiéter. Standard & Poor’s a récemment modifié sa note de «stable» à «négative». Mais auprès des investisseurs les avis de David Einhorn sont nettement plus écoutés que ceux des agences, réputées pour agir tardivement. D’ailleurs, l’écho accordé à l’avis de David Einhorn a été mondial et repris par tous les médias.

Pariez sur les banques grecques, et contre la France! Tel est l’avis de l’investisseur, selon «Les Echos». «Les marchés obligataires considèrent la France comme l’Allemagne, alors qu’elle ressemble bien davantage à la Grèce», indique-t-il dans sa présentation, disponible sur Business Insider. «La Grèce a bu la potion amère, elle a restructuré ses obligations et son économie. Elle a cessé de vivre au-dessus de ses moyens. La France, elle, semble trop fière pour se réformer», indique-t-il. La star de Wall Street dénonce la taxe à 75%, les 35 heures et les tensions avec l’UE. Chiffres à l’appui, il montre que la charge de la dette payée par la Grèce est désormais inférieure à celle de la France (en % de leur croissance), expliquent Les Echos.

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